Je ne parviens plus Ă sentir mes membres endoloris tandis que je fixe lâhorizon, habitĂ©e par la dĂ©tresse. Craignant sans cesse de ne plus pouvoir te retrouver. Ă travers le nuage, dont la couleur liliale dissimule le paysage, jâespĂšre voir surgir ta silhouette mouvante, loin de ces prairies mourantes qui agonisent sous les soupirs gelĂ©s de lâhiver. Parfois, je tâattends jusquâau crĂ©puscule, ne sachant si des bĂȘtes ou des soldats tâont emportĂ©e. Une flamme rĂȘveuse demeure tout de mĂȘme en moi, bercĂ©e par nos rires dâautrefois et des rĂ©cits féériques qui hantent encore ma mĂ©moire. Entre nos maux et nos pertes, il ne me reste que toi. Que faire lorsque je ne peux te voir ? Qui implorer quand je tâappelle tout bas ?ï»ż
â Extrait issu de la nouvelle Les voiles de la Nuit.
â Animation menĂ©e par Maritza Jaillet sur les rĂ©seaux sociaux
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TrÚs poétique et poignant !